Procréation (PMA)

Procréation avec assistance médicale (PMA)

Les alternatives à la PMA

Bien évidemment, pour une femme qui désespère d’avoir un enfant, les risques avérés et possibles associés à un traitement contre la stérilité  semblent acceptables. Il faudrait pourtant y réfléchir à deux fois en tenant compte des chances de succès qui ne sont que de 25 % en cas de FIV ou de ICSI, et moins encore avec les autres méthodes d’AMP. 

De plus, l’AMP n’est pas l’unique option pour les couples qui veulent coûte que coûte un enfant. Il existe plusieurs méthodes naturelles  ayant fait leurs preuves pour stimuler la fécondité et les chances d’une grossesse. Une association britannique pour la promotion des soins préconceptuels a ainsi mis au point un programme naturel bien documenté visant à promouvoir la fécondité naturelle avec un taux de succès de 75 %.

  • Mangez équilibré. Pour un niveau optimal des hormones qui améliorent la fécondité, privilégiez tous les aliments complets en mettant l’accent sur les protéines de qualité sans oublier de faire le plein de fruits et de légumes frais. Ne buvez que de l’eau filtrée ou en bouteille de verre.

  • Faites attention à votre poids. Le fait d’être un surpoids ou maigre peut contribuer à un problème de stérilité (Fertility and Sterility, 1988 ; 50 : 721–726).

  • Arrêtez de fumer. D’après une étude britannique sur plus de 17 000 femmes, plus une femme fume de cigarettes et moins elle est susceptible de concevoir (British Medical Journal [Clinical Research Ed.], 1985 ; 290 : 1697–1700). Le tabac a également un effet négatif sur la fertilité masculine  (Acta Médica Portuguesa, 2009 ; 22 : 753–758).

  • Évitez l’alcool. Même une consommation modérée d’alcool (cinq verres ou moins par semaine) peut contribuer à la stérilité d’une femme (British Medical Journal, 1998 ; 317 : 505–510). De plus, le risque d’endométriose, une cause fréquente de stérilité, est environ supérieur de 50 % chez les femmes qui boivent, quelle que soit leur consommation, par rapport à celles qui ne boivent jamais (American Journal of Public Health, 1994 ; 84 : 1429–1432). Chez les hommes, la consommation d’alcool nuit à la concentration des spermatozoïdes et à leur mobilité, à savoir leur capacité à se diriger vers l’ovule (Fertility and Sterility, 2012 ; 97 : 53–59).

  • Limitez la caféine. Sur 104 femmes en bonne santé voulant un bébé, celles qui buvaient une tasse de café par jour ou plus avaient deux fois moins de chances de tomber enceinte, par cycle menstruel, par rapport aux femmes qui en consommaient moins (Lancet, 1988 ; 2 : 1453–1456). En effet, plus la prise de caféine est importante, quelle que soit sa source (thé, boissons à base de cola, barres chocolatées), et moins les chances de tomber enceinte sont grandes (Reproductive Toxicology, 1998 ; 12 : 289–295).

  • Recherchez d’éventuelles allergies. Les allergies alimentaires comme l’intolérance au gluten (maladie cœliaque) peuvent jouer un rôle dans la stérilité (The Journal of Reproductive Medicine, 2010 ; 55 : 3–8). Une femme souffrant de stérilité et d’intolérance au gluten a ainsi pu concevoir huit moins après avoir cessé de consommer des produits à base de gluten. Les chercheurs en ont conclu qu’il faudrait « rechercher une maladie cœliaque chez les femmes stériles dont on ne comprend pas la cause et qui souffrent d’anémie, car une modification de leur régime alimentaire peut résoudre leur problème de stérilité » (Fertility and Sterility, 2010 ; 94 : 2771).

  • Recherchez d’éventuelles carences nutritionnelles. Une étude du Dr Stephen Davies, du Biolab Medical Unit à Londres, a montré qu’une carence en magnésium est associée à la stérilité féminine, à une augmentation du nombre de fausses-couches ainsi que de l’incidence des prématurés et des bébés en sous-poids. Après avoir donné durant quatre mois du magnésium à six femmes qui en manquaient et souffraient de stérilité, elles sont toutes tombées enceintes dans les huit mois qui ont suivi et ont accouché de bébés en parfaite santé. Chez six autres femmes dont la stérilité était inexpliquée et qui demeuraient carencées en magnésium au bout de quatre mois de traitement, une cure supplémentaire de deux mois de magnésium ainsi que de sélénium leur a permis de concevoir dans les huit mois qui ont suivi et de donner naissance à des bébés en bonne santé, leur taux de magnésium étant devenu normal (Magnesium Research, 1994 ; 7 : 49–57). Chez les hommes, une carence en zinc serait associe à une mauvaise qualité des spermatozoïdes et à la stérilité (Nutrition  Research, 2009 ; 29 : 82–88).

  • Faites dépister d’éventuelles infections. Les infections gynécologiques sont une cause majeure de stérilité (Enfermedades Infecciosas y Microbiología Clínica, 2001 ; 19 : 261–266). Les infections à Chlamydia trachomatis sont les plus fréquentes et leur incidence a augmenté ces 10 dernières années. Non traitées, elles sont responsables d’un grand nombre de salpingites (l’inflammation des trompes de Fallope), de grossesses extra-utérines et de stérilité (Clinical Microbioly and Infection, 2009 ; 15 : 4–10).

  • Évitez le stress. Les couples stériles ont tendance à être plus stressés que les couples féconds, ce qui suggère un effet négatif du stress sur la reproduction (International Journal of Fertility and Sterility, 1986 ; 31 : 153–159). Cela pourrait expliquer pourquoi les techniques de relaxation comme la méditation et le yoga se sont avérées bénéfiques (Fertility and Sterility, 2003 ; 80 suppl. 4 : 46–51).

  • Limitez l’exposition aux produits toxiques. De plus en plus de preuves laissent penser que la stérilité pourrait être due à des produits chimiques habituellement présents dans l’environnement, comme les pesticides et les produits à base de plastique.

Des pilules pleines de promesses

  • Propolis. Dans une étude portant sur des femmes soufrant de stérilité et d’une forme légère d’endométriose, une supplémentation en propolis d’abeille (500 mg deux fois par jour pendant neuf mois) a abouti à un  taux de grossesse de 60 % alors qu’il n’était que de 20 % chez celles ayant reçu un placebo (Fertility and Sterility, 2003 ; 80 suppl. 3 : 32). 

  • Vitamine C. La vitamine C  pourrait être bénéfique aux femmes en insuffisance lutéale, une anomalie hormonale qui aboutit souvent à un problème de stérilité. Chez des femmes qui en souffraient, la prise de 750 mg/jour de vitamine C durant six mois a abouti à un taux de grossesse de 25 % alors qu’il n’était que de 11 % chez celles non supplémentées (Fertility and Sterility, 2003 ; 80 : 459–461).

  • Multivitamines. Lors d’un essai clinique, la prise d’un simple complément multivitaminique a permis d’améliorer la fécondité féminine. Comparé au groupe placebo, celles qui prenait la supplémentation multivitaminique ont mis 5 % moins de temps à concevoir (International Journal for Vitamin and Nutrition Research, 1996 ; 66 : 55–58).

  • L-Arginine. Cet acide aminé (16 g/jour) améliorerait le taux de fécondation chez les femmes ayant échoué à tomber enceinte avec la FIV (Human Reproduction, 1999 ; 14 : 1690–1697). Il améliorerait également le nombre de spermatozoïdes et leur mobilité, ce qui est également le cas avec la carnitine, le zinc, le sélénium et la vitamine B12 (Alternative Medicine Review,2000 ; 5 : 28–38).

  • Agnus castus. Dans un essai clinique, un plus grand nombre de femmes stériles sont tombées enceintes après avoir pris un produit à base de cette plante (30 gouttes deux fois par jour pendant trois mois) par rapport à celles qui prenaient un placebo (Forsch Komplementärmed, 1998 ; 5 : 272–278).

Enfin, il ne faut pas oublier qu’il existe toujours la possibilité d’adopter un enfant ou de créer un foyer d’accueil. Ce ne sont pas les bébés et les enfants, étrangers ou non, en quête d’amour qui manquent. 

Joanna Evans
Traduit par Catherine Sobecki

Traduit, adapté et publié par Santé & Nutrition avec l'autorisation de What Doctors Don’t Tell You, vol. 23.3, juin 2012 

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