Avant de vous mettre à table...



Les enquêtes sur la façon dont nous vivons les “fêtes de fin d'année” indiquent que c'est une période où notre activité physique est particulièrement réduite, où nous passons un temps excessif dans des atmosphères surchauffées, et où notre rythme du sommeil est fortement perturbé.

Lorsqu'on ne dort pas assez, le niveau de plusieurs hormones « brûleuses de graisses » diminue, comme la testostérone ou l'hormone de croissance. La leptine, une autre hormone à l'origine de signaux de satiété est elle aussi diminuée, alors que la ghréline, hormone de l'appétit, augmente.

Ce qui signifie que nous nous sentons vaseux du fait de l'excès de nourriture, de l'absence de sport et du manque de sommeil, et que nous cherchons donc à compenser en… mangeant plus, sombrant dans une recherche de plus en plus désespérée de nous “faire plaisir” avec des chocolats, du foie gras, des fruits de mer et des viandes grasses, dont notre organisme nous crie pourtant qu'il n'en veut et surtout n’en peut plus.

Cela veut-il dire, cher lecteur, que je vais, tel un ayatollah du bio, vous encourager à fêter Noël, cette année, avec du tofu ?

Non, rassurez-vous. Les traditions sont faites pour être respectées. Et ne serait-ce que par politesse envers vos beaux-parents, réjouissez-vous, humez le délicieux fumet de cette volaille aux morilles qui grésille déjà dans le four et… préparez-vous à passer à table !

Il est évident que vous aurez plus de plaisir pendant les fêtes si vous faites preuve de modération :

Remplissez donc vos verres et vos assiettes avec parcimonie. Évitez de vous éterniser plus que nécessaire à table. N'oubliez pas de danser après avoir mangé : non seulement vous brûlerez des calories, mais cela vous évitera de vous éterniser à table et de vous resservir une « dernière » part de dessert une fois, deux fois, trois fois, quatre fois...

Surtout, profitez d'être en famille pour emmener tout le monde faire une grande promenade demain après le repas de midi. Et contentez-vous, demain soir, de boire une tisane (sans sucre) plutôt que de finir les “restes” du foie gras, de la dinde, de la farce, de l'île flottante, du Bourgogne et du champagne de midi.

Tout ceci augmentera fortement votre plaisir d'être à table, et les bons souvenirs que vous garderez de ce Noël.

Cependant, la vérité scientifique la plus stricte est que ces nourritures inhabituelles que nous mangeons à Noël ont elles aussi leurs vertus. Des vertus précieuses pour le corps comme pour l’esprit, et il est bon de le rappeler.

Alors voici les bonnes nouvelles que j'ai à vous donner sur les nourritures que vous vous apprêtez peut-être à manger.

Le foie gras… excellent pour la santé ?

Drapeau blanc ! Ceci n'est pas une incitation à consommer du foie gras, surtout si, pour des raisons de respect élémentaire dû aux animaux, vous avez pris la (bonne) résolution de ne plus jamais manger de foie gras.

Cependant, il faut bien que je dise la vérité sur les effets nutritionnels du foie gras.

Vous n'avez sans doute pas attendu de lire cette lettre pour vous douter que le foie gras est un des aliments les plus caloriques de la création. Si vous en mangez trop, vous allez grossir, c'est évident.

Cependant, contrairement à ce qu'on imagine souvent, les graisses du foie gras sont en fait, majoritairement, de bonnes graisses.

Ce sont, à 56 %, des acides gras monoinsaturés, soit les mêmes que dans l'huile d'olive. Ils n'ont aucun effet néfaste sur les artères. (2)

Mieux encore, le foie gras fait baisser votre risque cardiovasculaire.

En effet, il contient une mégadose de vitamines B, indispensables au cycle de la méthionine, un acide aminé soufré. Normalement, votre organisme transforme la méthionine en homocystéine, qui est elle-même recyclée en méthionine, grâce aux vitamines B. Le problème, c'est que beaucoup d'entre nous manquons de vitamines B : les enquêtes conduites en France suggèrent que 67,5 à 90 % des gens ne recevraient pas les apports conseillés en vitamine B6, et 40 à 90 % en vitamine B9.

Cela signifie que notre homocystéine n'est pas bien recyclée et qu’elle s'accumule dans notre sang.

Ce phénomène est très ennuyeux car, selon les observations cliniques, le risque d’infarctus semble deux à trois fois plus élevé chez les personnes qui ont les taux les plus hauts d’homocystéine.

La solution est simple : augmenter votre taux de vitamines B, puisque les vitamines B détruisent l'homocystéine. Et en effet, les études confirment que des taux sanguins élevés de vitamines B sont associés à un risque réduit d'infarctus. (3).

Et justement, aucun aliment sur terre n'est plus riche en vitamines B que… le foie gras !

Le Dr Kilmer McCully, qui a le premier observé les effets néfastes de l'homocystéine sur les artères, en 1969, attribue la faible mortalité cardiovasculaire dans le sud-ouest de la France à la consommation de foie gras. Selon lui, le foie gras, qui est un concentré de vitamines du groupe B, contribue à maintenir un taux d’homocystéine bas chez celles et ceux qui en consomment.

Aucune étude n'a été faite pour démontrer que les consommateurs de foie gras sont en meilleure santé que les autres, mais cent grammes de foie gras apportent des vitamines B en quantités réellement conséquentes, jusqu’à 300 % des apports conseillés pour la B12, et ce sans aucun risque d’overdose.

Le foie gras est enfin très riche en vitamine A, ou rétinol, excellent pour les yeux comme son nom l'indique (rétinol qui a la même racine que rétine…).

Saumon, huîtres, fruits de mer, crustacés

Tous ces aliments sont riches, très riches, en acides gras oméga-3.

Au cas où ce ne serait pas encore assez clair dans les esprits, les acides gras oméga-3 sont absolument déterminants pour le moral, l'intelligence, et la santé cardiovasculaire, notamment.

Notre régime alimentaire devrait contenir autant d'oméga-3 que d'oméga-6. Or, les oméga-3, présents dans l'huile de colza, l'huile de lin, les noix, les poissons gras et les crustacés, ne sont aujourd'hui plus assez, voire plus du tout consommés par des pans entiers de la population des pays industriels. En revanche, ceux-ci se bourrent d'oméga-6, présents en abondance dans l'huile de tournesol ou de maïs. Ce déséquilibre cause de multiples pathologies, dont l'augmentation des cancers et des dépressions.

Les fêtes de fin d'année sont donc l'occasion rêvée de rétablir votre équilibre en acides gras au profit des oméga-3, c’est-à-dire de faire du bien à vos artères et à votre cerveau.

Mais l'intérêt de ces produits de la mer ne s'arrête pas là.

Les huîtres et fruits de mer sont également riches en antioxydants (zinc, cystéine, taurine, sélénium). Ajoutez-y du citron et vous aurez un cocktail surpuissant d'anti-radicaux libres, particulièrement bénéfiques aux fumeurs, mais aussi à toutes les personnes stressées et/ou vivant dans des environnements pollués.

Les vertus inattendues de la dinde aux marrons

La dinde aux marrons n'est pas franchement un aliment miracle. Néanmoins, la dinde contient un antioxydant intéressant, la N-acétylcystéine, qui rechargera vos cellules en glutathion, le principal rempart contre la gueule de bois. Les marrons, de leur côté, sont riches en potassium, excellent contre l'hypertension, et contiennent beaucoup de phytostérols, des composés qui font baisser le cholestérol.

Champagne !

Accompagner vos repas de champagne vous permettra de favoriser votre digestion, car le champagne stimule la sécrétion d’acide gastrique.

Vous observerez ses effets positifs bien connus sur votre moral, puisqu'il stimule une dizaine de neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline…) à l’origine d’une sensation de bien-être, d’euphorie, sans oublier les endorphines, qui éteignent nos inhibitions.

Vous serez bien sûr obligé de vous priver des bienfaits du champagne si vous devez prendre le volant. Mais si ce n'est pas le cas, n'oubliez pas que le champagne, comme le vin, est un des aliments les plus riches qui soient en antioxydants (flavonoïdes, acides phénols) qui maintiennent la bonne santé de vos artères.

Le caviar (à tout hasard)

Bon, j'imagine qu'en ces temps de crise, cela vous fait une belle jambe de savoir que le caviar est bon pour la santé.

Mais au cas où quelques membres du gouvernement ou grands patrons liraient cette lettre, ils seront heureux d'apprendre que le caviar est bourré d'oméga-3 et de vitamine D, la vitamine du soleil, dont nous manquons tant en ces mois d'hiver, et qui est indispensable contre les infections mais aussi en prévention du cancer.

A votre santé, et joyeux Noël !

Jean-Marc Dupuis du santénutrition

Et moi aussi! 

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